[...]
Ce soir à dix-huit heures je pars.
C'est étrange je ne sais jamais quoi penser avant mon départ. Parfois je me demande si je pars vraiment. Je me demande à quoi tu penses sur ce quai. Je donnerai tout pour un baiser, là. Tu me prendras la main ? Tu n'oublieras pas ?
En fait l'idée est excitante, je pars ce soir. Je quitte cet endroit. Je vais oublier ce que je vis. Deux jours avec toi. Ce n'est jamais assez. Il faudra que je retrouve mes mots. Il faudra que je recule de deux pas. Que je croise ton regard. Que j'avance par deux fois. Encore une arrivée à refaire dans l'idée dans un au revoir.
Avec l'étonnante facilité de tes mots, tu me diras que tu n'as pas vu ma dernière peinture. Je sentirai ta présence. Je me sentirai m'éloigner de moi. En fin.