Mercredi 29 août 2007
Peine perdue, je me crois seule au monde. J'ai un homonyme qui réussit sa vie à en croire son CV. J'ai lu et tout y est merveilleux et plein de mention "Bien". Elle joue du piano of course et parle couramment la langue anglaise.
Je mange le dernier biscuit. Et je pense à toi, en me rappelant la dernière fois où je t'ai dit que j'allais bien. Je ne suis pas forte pour ça, c'était perdu d'avance.
J'essaie de me rattraper en chute.
I would prefer not to darling.
Faillir à ma promesse c'est te faire la promesse déjà mensongère d'être meilleure la prochaine fois.
Je reprendrais bien du thé. Et je grignoterais bien mes doigts jusqu'aux coudes pour me passer l'envie de bouffer jusqu'au dernier tes biscuits. J'ai honte de moi. Mais quelle jouissance d'avoir ce que je mérite.
Je n'y arrive pas. Je préfère ne pas.
Je voudrais écrire sur mon ventre, mange-moi, et tu le ferais certainement pour moi.
Je me concentre sur la journaliste de Canal, qui ne sachant plus comment faire pour être autre chose qu'une plastique avantageuse, a été embauchée pour présenter le journal.
Tout le monde regarde son decolleté et s'imagine un jour pouvoir entrevoir son cul posé sous la table. Personne n'écoute plus les actualités.
Je me demande dans mon cas, à quelle idéologie je sers la soupe ?
Je ne retrouve plus le nom de mes peintres favoris. Je passe mes journées à essayer de ne pas oublier ce que je sais.
Les sirènes résonnent dix fois par jour dans cette ville et j'ai peur de mettre le nez dehors.
La voix de la voisine qui hurle sur son gosse toute la journée. Quelle chance pour lui, c'est bientôt la rentrée.
Je bois mon café qui agit comme un monstre féroce contre mon intestin faible.
Et la Merda d'Artista. Je me demande s'il m'en reste assez pour avoir quelque chose à dire.
Je n'ai rien à dire sur cette ville et je ne sais pas si tu veux vraiment que je m'y intéresse.
Je me sens à chier et je suis heureuse de t'embrasser avant que tu partes. Tu as cette démarche fatiguée jusqu'à l'ascenseur, et je tiens la porte pour recevoir un dernier baiser.
Je me retourne et je me demande dans quel coin je vais ressasser ces images que je voudrais peindre. Ou au minimum de mes capacités, essayer de trouver des moyens plus astucieux de me faire du mal.
Sur le balcon, les plantes sont en train de sécher et le vent balaie le peu de terre qui leur reste.
Ma pisse orange me brûle à chaque fois que je daigne uriner, et le soleil chauffe la pièce à blanc.
Je repense à la nuit dernière. Et ton sexe.
C'est dans ces moments là où je suis convaincue d'être une femme. Mon vagin mou ne me dit rien qui vaille la peine. Mais ton sexe.
Nous ne visitons pas la ville la nuit. Ni le jour d'ailleurs.
A trois heures trente cinq du matin, un homme me poursuit dans la rue. Je cours, mais je n'y arrive pas. Au moment où il se jette sur moi, je me réveille, je transpire et mes cheveux sont mouillés. J'ai du mal à respirer, mais je me rendors.
Je ne veux pas consulter pour ça.
Nice ville le lendemain, sept heures du matin.
Le réveil. Le petit corps en déjeuner. La gueule dans le bol, l'intestin féroce.
Tu es en face de moi, et puis tu es retourné prendre l'ascenseur.
Je me suis habillée pour toi comme si tu étais là, mais devant le miroir il n'y avait que ça et je ne me suis pas reconnue.
Je mange le dernier biscuit. Et je pense à toi, en me rappelant la dernière fois où je t'ai dit que j'allais bien. Je ne suis pas forte pour ça, c'était perdu d'avance.
J'essaie de me rattraper en chute.
I would prefer not to darling.
Faillir à ma promesse c'est te faire la promesse déjà mensongère d'être meilleure la prochaine fois.
Je reprendrais bien du thé. Et je grignoterais bien mes doigts jusqu'aux coudes pour me passer l'envie de bouffer jusqu'au dernier tes biscuits. J'ai honte de moi. Mais quelle jouissance d'avoir ce que je mérite.
Je n'y arrive pas. Je préfère ne pas.
Je voudrais écrire sur mon ventre, mange-moi, et tu le ferais certainement pour moi.
Je me concentre sur la journaliste de Canal, qui ne sachant plus comment faire pour être autre chose qu'une plastique avantageuse, a été embauchée pour présenter le journal.
Tout le monde regarde son decolleté et s'imagine un jour pouvoir entrevoir son cul posé sous la table. Personne n'écoute plus les actualités.
Je me demande dans mon cas, à quelle idéologie je sers la soupe ?
Je ne retrouve plus le nom de mes peintres favoris. Je passe mes journées à essayer de ne pas oublier ce que je sais.
Les sirènes résonnent dix fois par jour dans cette ville et j'ai peur de mettre le nez dehors.
La voix de la voisine qui hurle sur son gosse toute la journée. Quelle chance pour lui, c'est bientôt la rentrée.
Je bois mon café qui agit comme un monstre féroce contre mon intestin faible.
Et la Merda d'Artista. Je me demande s'il m'en reste assez pour avoir quelque chose à dire.
Je n'ai rien à dire sur cette ville et je ne sais pas si tu veux vraiment que je m'y intéresse.
Je me sens à chier et je suis heureuse de t'embrasser avant que tu partes. Tu as cette démarche fatiguée jusqu'à l'ascenseur, et je tiens la porte pour recevoir un dernier baiser.
Je me retourne et je me demande dans quel coin je vais ressasser ces images que je voudrais peindre. Ou au minimum de mes capacités, essayer de trouver des moyens plus astucieux de me faire du mal.
Sur le balcon, les plantes sont en train de sécher et le vent balaie le peu de terre qui leur reste.
Ma pisse orange me brûle à chaque fois que je daigne uriner, et le soleil chauffe la pièce à blanc.
Je repense à la nuit dernière. Et ton sexe.
C'est dans ces moments là où je suis convaincue d'être une femme. Mon vagin mou ne me dit rien qui vaille la peine. Mais ton sexe.
Nous ne visitons pas la ville la nuit. Ni le jour d'ailleurs.
A trois heures trente cinq du matin, un homme me poursuit dans la rue. Je cours, mais je n'y arrive pas. Au moment où il se jette sur moi, je me réveille, je transpire et mes cheveux sont mouillés. J'ai du mal à respirer, mais je me rendors.
Je ne veux pas consulter pour ça.
Nice ville le lendemain, sept heures du matin.
Le réveil. Le petit corps en déjeuner. La gueule dans le bol, l'intestin féroce.
Tu es en face de moi, et puis tu es retourné prendre l'ascenseur.
Je me suis habillée pour toi comme si tu étais là, mais devant le miroir il n'y avait que ça et je ne me suis pas reconnue.






